1400 : d’où le café tire-t-il son nom ?
Les populations du Kenya actuel connaissent l'art de la torréfaction du café depuis 1400 environ. Par contre, l'origine du mot « café » est moins nette. Les uns évoquent « Kaffa », une ville portuaire éthiopienne, les autres se réfèrent à « qahwah », le mot arabe qui signifie le vin. Nous penchons plutôt pour la dernière proposition ; en effet, au Kenya qui ne compte que 6 % de musulmans, le mot café sonne comme s'il était crié par le muezzin dans la langue nationale, le Kisuaheli : kahawa.
1890 : it's tea time : l’Angleterre devient une puissance coloniale
Tous se sont confortablement installés à Mombasa : les Arabes, les Portugais et le sultan de Zanzibar ont tous défilé au Kenya plus ou moins brutalement. Mais la mainmise de la Grande-Bretagne en 1890 et les premiers colons blancs, qui ont créé des plantations sur les hauts plateaux fertiles, ont dû être un choc : ces colons étaient des buveurs de thé et non des amateurs de moka.
1963 : café noir, politique noire
L'indépendance du Kenya n'a rien changé à tout cela : la récolte du café est et reste un travail manuel. Les cerises sont cueillies une par une. Le café du Kenya est un produit d'exportation important en plus du thé et du sisal. Des primes de l'Etat encouragent les planteurs à affiner le goût des sortes de café et de stricts contrôles assurent la qualité.